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Comment lire l’étiquette d’une boisson énergisante ?

Face à une canette énergisante, beaucoup de consommateurs lisent le goût et le prix, puis passent à la caisse. Pourtant, l’étiquette contient toutes les informations qui permettent de distinguer une bonne formulation d’un produit médiocre. Voici comment la décoder.

Temps de lecture : 4 min

La liste des ingrédients : où tout commence

La liste des ingrédients est ordonnée par ordre décroissant de poids. L’ingrédient présent en plus grande quantité apparaît en premier. Dans une boisson énergisante classique, c’est souvent l’eau, suivi du sucre, ce qui dit déjà beaucoup sur la formule.

Dans une boisson naturelle de qualité, les premiers ingrédients sont l’eau, éventuellement des jus de fruits, puis les actifs naturels (extrait de thé vert, guarana, vitamines).

Un bon indicateur de qualité : plus la liste est courte et composée de termes reconnaissables, meilleure est la formulation.

Une liste de 25 ingrédients dont vous ne reconnaissez pas la moitié est un signal d’alarme. Cherchez les extraits de plantes nommés explicitement (extrait de guarana, extrait de ginseng), et non des termes vagues comme « extraits végétaux ».

La teneur en caféine : lire entre les chiffres

La réglementation européenne impose aux boissons dont la teneur en caféine dépasse 150 mg pour 100 ml de l’indiquer clairement sur l’emballage. Mais toutes les boissons énergisantes n’ont pas l’obligation d’afficher leur teneur en caféine si celle-ci est inférieure à ce seuil. Mieux vaut donc chercher activement ce chiffre plutôt que de supposer qu’une boisson en contient peu parce qu’elle ne l’affiche pas.

Pour la boisson énergisante idéale au quotidien, on recommande généralement une teneur comprise entre 80 et 150 mg de caféine par portion. En dessous, l’effet est limité. Au-dessus, le risque d’effets indésirables, palpitations, anxiété, insomnie, augmente, surtout en cas de consommation répétée dans la journée.

Si vous ne comprenez pas la moitié des termes de la liste des ingrédients, c’est que la formule n’est probablement pas aussi naturelle qu’elle le prétend.

Sucres, édulcorants et mentions légales

La mention « sans sucres » (au pluriel, selon la réglementation européenne) signifie que le produit contient moins de 0,5 g de sucres pour 100 ml. « Sans sucre ajouté » signifie qu’aucun sucre n’a été ajouté à la recette, mais que des sucres naturellement présents peuvent subsister. Ces deux mentions n’ont pas la même valeur nutritionnelle : la première est plus restrictive.

Pour les édulcorants, ils doivent tous être déclarés dans la liste d’ingrédients avec leur nom ou leur numéro E. La stévia apparaît sous la mention « glycosides de stéviol » ou « E960 ». L’érythritol est listé sous son nom. Le sucralose est le E955, l’acésulfame-K le E950. Ces codes permettent d’identifier précisément ce que vous consommez.

Enfin, les vitamines et minéraux doivent être déclarés avec leur valeur nutritionnelle de référence (VNR). Un produit qui liste « vitamine B12 » sans préciser la quantité ne vous permet pas d’évaluer si la dose est pertinente ou symbolique. Les meilleures formulations indiquent systématiquement le pourcentage de VNR couverte par portion.

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Questions fréquentes

Comment savoir si une boisson est vraiment naturelle ?

Vérifiez que les sources de caféine et d’actifs sont nommées explicitement (guarana, thé vert, ginseng), que la liste d’ingrédients est courte et lisible, et qu’aucun colorant artificiel (E102, E129, etc.) ni conservateur de synthèse n’est présent.

Les boissons énergisantes françaises ont-elles les mêmes obligations d’étiquetage que les marques internationales ?

Oui. Toutes les boissons vendues sur le marché européen sont soumises au même règlement européen d’information des consommateurs (UE) n°1169/2011, qui impose les mêmes exigences d’étiquetage à toutes les marques, quelle que soit leur origine.